A Paris, l’affectation, c’est aujourd’hui, à la mi septembre, qu’elle se décide !

A Paris (et peut-être dans d’autres académies qui mettront en place cette année un bonus IPS), l’affectation en lycée se décide… en ce moment même.

Comment ? Rassurez-vous, le rectorat de Paris ne possède pas une A.I. capable de prévoir les notes des élèves.

Non, c’est vous qui êtes en train d’alimenter les données du Rectorat en retournant les fiches de renseignement que vous a confié votre établissement. Jusque là rien que de très normal.

Cependant, en effectuant ce geste banal et nécessaire, vous remplissez ou validez une donnée cruciale pour l’affectation : vos données « IPS » [voir Note 1]. Dans quel cadre ?

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L’invraisemblable nombre de bonus Affelnet en France, tellement inégalitaire

Une trentaine de bonus que nous avons classés selon 7 catégories :

  • Bonus sur critères sociaux
  • Bonus sur critères géographiques
  • Bonus spécifiques aux élèves en voie Pro ou fragiles scolairement
  • Bonus bien aimés des familles
  • Bonus pour raisons médicales, bien trop rares
  • Bonus divers
  • Bonus qui ont probablement du sens mais qui manquent de transparence et qu’il faudrait exercer autrement.

Il y a des bonus, il y a aussi des coefficients de pondération minorants ou majorants appliqués sur le barème.

Il apparait aisément qu’une grande part de ces bonus a une justification « a priori ». Toutefois, l’examen de la liste montre qu’il y en a de trop nombreux et qu’aucune lisibilité nationale n’est possible. Une réflexion et une homogénéisation sont nécessaires.

Les Bonus :

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Le saviez-vous ? La fonction d’harmonisation a un impact direct sur les non-affectés, et a favorisé les collèges avec IPS 600 ou 1200 à Paris 2020-2021.

Nous allons nous intéresser à la variation des écarts types année par année. Que constate-t-on ? Que – quelle que soit l’académie – les variations de la fonction d’harmonisation du fait de l’écart-type jouent sur le nombre de non affectés ou sur la valorisation des élèves avec bonus :

  • En 2020-2021, du fait de l’augmentation de l’écart-type de 7%, les barèmes Affelnet ont en moyenne diminué de 230 points. Cela a encore plus avantagé les élèves avec IPS à 600 ou 1200.
  • En 2019-2020 , du fait de la baisse de l’écart-type de 4%, les barèmes Affelnet avaient en moyenne augmenté de 130 points, ce qui avait augmenté le nombre de non affectés du premier tour.
  • C’est l’augmentation du nombre de points attribués aux élèves qui avait fait monter les seuils en 2019-2020 à Paris. Or les seuils viennent principalement de la demande (plus la demande est forte et plus de bons élèves demandent tel ou tel lycée) et non des notes. Et, faisant monter les seuils, engendre les non-affectés en surnombre au 1er tour. [voir note 1]
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L’IPS pose nombreux problèmes juridiques à l’expert que je ne suis pas.

Pour rappel, cet indice pose de nombreux problèmes : il est sexiste, sa vérification statistique est incomplète, sa définition est antique , sa saisie est faite sans contrôle, il ne différentie pas les familles monoparentales, les orphelins, etc., il ne tient pas compte de la réalité sociale, il est saisi à partir des CSP, il est déclaratif et non contrôlé, et enfin cerise sur le gâteau n’est pas collecté dans le respect du RGPD (voir Dans Affelnet : une absence totale de base scientifique au choix de l’IPS).

Mais surtout, il introduit une rupture d’égalité majeure, puisqu’il traite de manière similaire tous les élèves d’un collège sur une base sociale.

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Il semble y avoir plusieurs problèmes juridiques sur l’usage d’Affelnet pour régler l’affectation.

Nous étudierons ici 3 aspects de la décision d’affectation (cad le document qui indique dans quel lycée l’élève est affecté – ou non).

Nous expliciterons 3 aspects :

  • L’incompétence de l’autorité ;
  • Le refus possible d’un avantage ;
  • La publication de la base légale trop tardive.
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Repenser l’affectation à Paris, pour qu’elle soit plus juste

La réforme d’Affelnet Parsi 2020-2021 (et dans une moindre mesure en France entière), c’est :

  • Ne tenir compte de l’effort scolaire que pour 6,4% pourcents [voir Note 1] ;
  • Tenir compte de la « position sociale » des voisins mais pas de celle de la famille [voir Note 2] ;
  • Limiter le choix à une liste de 5 lycées, les autres étant tellement hypothétiques [voir Note 3].

La mixité sociale doit être renforcée, mais la valeur cardinale, celle que l’on enseigne à nos enfants, doit rester le mérite scolaire.

A Paris comme ailleurs, pour restaurer un peu de justice, il faut introduire de nouveaux points : créer un site web national, corriger les erreurs de calcul, ajuster l’offre et la demande en créant des lycées, contrôler les vœux pour améliorer les fiches de vœux, repenser le socle de compétences, repenser les bonus, gérer des recours…

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Comment et pourquoi le nouvel AFFELNET Paris est génial pour le rectorat, mais une HORREUR pour tous les parents.

Cet article a été écrit le , et remis à jour après le 1er juillet ,sur des points de détail. Il n’expose pas encore la vision stratégique du rectorat, ce que fera l’article Debunkage rapide de la réforme Affelnet 2020-2021.

Résumé : La mise en place de l’IPS dans le nouvel AFFELNET a lésé des milliers d’élèves parisiens. Ce nouveau système a abouti à la quasi-disparition du choix des lycées et permet au rectorat d’organiser en silence la diminution du nombre de spécialités présentes dans chaque lycée. En particulier, nous montrons comment le pseudo choix de 5 lycées se limite à 1 ou 2 en pratique (après, c’est juste totalement de la loterie) et comment l’indice IPS pèse sur l’affectation. L’absence de couverture des spécialités étant compensée par un regroupement des élèves => colère des parents et fermeture de postes d’enseignants (ceux des matières de spécialité) en lycée dès la rentrée 2022.

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Avant tout, le choix de l’IPS comme indice pour Affelnet est invraisemblable.

Avant même d’étudier la manière dont fonctionne le bonus IPS (Indice de Position Sociale), penchons nous sur son élément de base, l’indice IPS. L’indice IPS est un indice complexe, qui intègre des notions de revenu, de métier, et relatives au foyer. Il peut vite souffrir de nombreuses irrégularités s’il est mal employé, comme à Paris. Il faut pour Affelnet soit réformer son usage, soit changer d’indice.

Nous explicitons en particulier combien le choix de l’IPS pour Affelnet ne repose sur aucune construction scientifique. En effet, comme nous le montrons, un juste emploi de l’IPS est délicat. Mais à Paris 2020-2021 ce n’est pas ce qui arrête le Rectorat, puisqu’en pratique l’IPS doit être utilisé pour argumenter des baisses de budget [voir Note 1].

En introduisant l’IPS qui quantifie non plus les revenus mais le niveau de « position sociale », le Rectorat souhaite donc prendre en compte combien les parents peuvent aider leurs enfants, non plus sur la base des moyens financiers mais bien d’un mix financier et culturel. Et conclut que plus les parents pourront aider leur enfant, moins les établissements publics auront besoin d’être aidés.

Pour tout savoir sur la construction de l’IPS, vous pouvez lire Qu’est ce que l’indice IPS qui sert de base à Affelnet et aux baisses de DHG ?

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Dans Affelnet : une absence totale de base scientifique au choix de l’IPS

L’IPS est nouvel indice défini en 2016 par Thierry Rocher, chef de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance). Il part d’un constat de vieillissement des études basées sur les CSP et propose un indice d’observation.

Cet indice, délicat à manier et qui impose de la calculer avec précision pour chacune des personne de l’étude dans lequel on souhaite l’intégrer, est adopté par le MENJS en 2019, qui en propose une version simplifiée à un extrême beaucoup trop extrême pour lui conserver du sens. Schématiquement, le MENJS reprend les CSP auxquelles il n’adjoint pas les données sociales qui font de l’ISP ce qu’il est. Il se contente de le renommer.

A Paris, Le Rectorat décide l’employer dans Affelnet en 2020-2021, sans à aucun moment se poser la moindre question sur l’adéquation de son indice et des populations étudiées : le but est de trouver un véhicule pour sa réforme qui permette d’identifier les établissements regorgeants de bons élèves pour les disperser, tout en donnant l’impression d’une action sociale. Le pseudo IPS du MENJS est parfait pour cela : il intègre l’étique « sociale » dans son nom, et recouvre parfaitement la carte des établissements ayant le plus de mentions TB au DNB.

Et donc à Paris, l’indice n’est utilisé que dans un seul but, économique. Il permet de déterminer les établissements en fonction de leurs résultats pour réduire les ressources économiques des meilleur via les DHG, augmentant celles des plus faibles (le bilan reste toujours à la diminution globale des moyens [voir Note 1]). Mais sans dire que cette construction n’est qu’économique, mais en faisant croire qu’elle est sociale.

En lui-même, l’IPS a du sens

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Cet indice IPS (qui est à la base des injustices de cette réforme), c’est légal ?

Alors que l’IPS est LA nouveauté de cette réforme d’#Affelnet Paris 2021, il apparait que cet indice pose de nombreux problèmes juridiques : sexiste, collecte non RGPD, etc… Or . De notre point de vue on peut en effet s’interroger :

  • sur la complétude et la sincérité de son établissement ;
  • sur l’assise juridique de la collecte et du traitement des IPS individuels

Plusieurs conseils de Parents d’Elèves parisiens ont écrit un courrier envoyé par mail et en recommandé AR à la DASEN. De nos informations, à cette date (13/03) ils n’ont toujours pas reçu de réponse.

Vous trouverez ce courrier ici : De nombreuses associations ont interrogé la DASEN en reco AR sur l’#IPS dans le nouvel #AFFELNET. Elle n’a jamais répondu.

Nous avons repris les questions de ces parents d’élèves, et les avons complétées avec nos réponses.

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