D’où viennent les non affectés ? D’un déséquilibre offre ↔ demande.

Affelnet est avant tout une question d’offre et de demande. Mais le système fonctionne mal, car l’offre et la demande ont des caractéristiques propres qui ne sont pas compatibles ensemble :

  • L’offre est contrainte, limitée, et connue d’avance ;
  • La demande est inconnue à l’avance, et dépend de paramètres externes au système (un article de presse peut changer du tout au tout l’attractivité d’un lycée) ;
  • Il n’y a pas de fonction de rattrapage de l’offre en fonction de la demande.

Nous allons démontrer que le seuil d’entrée dans un lycée dépend directement de la quantité d’élèves qui le demandent, bien plus que les résultats des élèves qui eux sont modélisables aisément.

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Un exemple édifiant de non affectés structurels (Paris 2019-2020)

Pour illustrer, parlons de l’Affelnet Paris 2019-2020. Au soir du 1er tour (le 1er juillet), il y avait 668 non-affectés en voie GT. Au 28 août, après toutes les opérations de récupération de places liées aux départ dans le privé, aux abandons pour déménagement, etc, il restait 190 élèves non-affectés.

Comme nous venons de le montrer plus haut, ces élèves sont des non-affectés structurels : même après avoir poussé les murs des salles de classe de certains établissements pour y tasser 37 élèves, il restait près de 200 places manquantes, qui furent affectés à la main, entre fin aout et fin septembre, dans des établissements souvent loin de chez eux (certain cas d’élèves parisiens affectés dans l’académie de Créteil m’ont été remontés, sans confirmation).

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Pour conclure sur le problème d’offre et de demande qui est la clef d’Affelnet

Pour qu’Affelnet puisse fonctionner comme un digne logiciel d’affectation, il faudrait que l’offre soit en relation avec la demande. Or, c’est loin d’être le cas.

La seule solution définitive pour en finir avec les non-affectés passe par une augmentation de l’offre, c’est-à-dire la création d’établissements et l’attribution de DHG qui ne soient pas minimalistes.

Pour comprendre, osons une analogie. Imaginons. Vous allez dans un restaurant équipé pour servir 50 convives simultanément et vous êtes le 50ème client : tout se passe très bien. Mais si vous êtes le 51ème, vous attendrez pour avoir une place et pourrez peut-être même ne pas manger, alors que les cuisines auraient probablement pu absorber la charge du 51ème client.

Pour Affelnet, c’est la même chose. C’est même pire car le système (le restaurateur) est informé à l’avance de ce que la demande (le nombre de clients) est supérieure à la capacité d’accueil : il ne devrait pas y avoir de non affectés structurels [voir Note 1].

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Pour ajuster offre et demande : simplement, créer des lycées

A Paris, à Toulouse, en Guyane, et dans presque toutes les académies, la création d’un ou deux lycées apparait comme la seule solution pérenne à beaucoup de problèmes :

  • Mettre fin ou réduire les non-affectés structurels en fabriquant enfin cette marge de gestion absolument nécessaire [voir Note 1];
  • Réduire les non-affectés algorithmiques en proposant plus de choix [voir Note 2] ;
  • Réduire le besoin de recourir aux EIE [voir Note 3] ;
  • Permettre de mieux gérer l’offre de spécialités ;
  • Eviter d’amener le Rectorat à tasser les élèves à 37 par classe.
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