… or les plus faibles ont déjà moins de choix.

Dans Affelnet, avec le système de seuils, et même si la documentation officielle indique le contraire, les élèves scolairement défavorisés ont un panel de choix bien inférieur aux autres. Or il est malheureusement très souvent constaté qu’un élève scolairement défavorisé l’est aussi socialement.

Comme nous l’indiquons dans l’article Que représente le seuil des lycées dans Affelnet ?, il est nécessaire d’équilibrer les choix de lycées donnés aux parents. Il faut que le choix donné à chaque parent intègre des lycées très attractifs, moyennement attractifs et moins attractifs qui soient tous atteignables par l’élève, quelque soit son niveau scolaire ou social (à titre d’exemple vous pouvez parcourir Pourquoi la carte des Secteurs Affelnet Paris 2020-2021 était un leurre).

La mise en place d’une affectation basée sur la règle des trois-tiers permet de compense ce défaut de choix. Lire Il faut mettre en place la règle des trois-tiers qui atteint l’objectif de mixité sociale et scolaire.

Argumentation :

Lire la suite

Que sont les EIE (enseignement inter-établissement) ?

L’enseignement inter-établissement est un dispositif actuellement appliqué dans l’académie de Paris. Ce système permet à des élèves d’un lycée d’aller suivre certains cours (langues, spécialités) dans un autre établissement, géographiquement proches (voir sur le site ac-paris.fr : https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_922088/les-enseignements-inter-etablissements-eie).

En pratique, un EIE est un enseignement dispensé par un lycée et accessible à un élève scolarisé dans un autre établissement. Le lycée qui dispense cet enseignement mutualisé est appelé « lycée mutualisateur ». Cela permet dans un lycée de compléter les places non prises dans telle ou telle spécialité avec les élèves du lycée d’à côté. C’est encore un élément qui démontre la logique de gestion de stock qu’est Affelnet.

Cela permet d’afficher plus de possibilités que le lycée d’origine n’en offre réellement en terme de spécialités accessibles dans un lycée, en profitant du fait que dans tous les établissements les classes de spécialités n’ont pas toutes 30 élèves ou plus. En contrepartie, les places en EIE ne sont pas garanties. Ceci tient à un problème budgétaire : c’est le proviseur du lycée mutualisateur qui « paye » sur sa DHG les heures d’enseignement du lycée d’origine.

Lire la suite

Les documents distribués par la DGESCO

La direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) dépend directement du ministère de l’Education nationale. Elle élabore la politique éducative et pédagogique et assure la mise en œuvre des programmes d’enseignement des écoles, des collèges, des lycées et des lycées professionnels.

Comment et pourquoi le nouvel AFFELNET Paris est génial pour le rectorat, mais une HORREUR pour tous les parents.

Cet article a été écrit le , et remis à jour après le 1er juillet ,sur des points de détail. Il n’expose pas encore la vision stratégique du rectorat, ce que fera l’article Debunkage rapide de la réforme Affelnet 2020-2021.

Résumé : La mise en place de l’IPS dans le nouvel AFFELNET a lésé des milliers d’élèves parisiens. Ce nouveau système a abouti à la quasi-disparition du choix des lycées et permet au rectorat d’organiser en silence la diminution du nombre de spécialités présentes dans chaque lycée. En particulier, nous montrons comment le pseudo choix de 5 lycées se limite à 1 ou 2 en pratique (après, c’est juste totalement de la loterie) et comment l’indice IPS pèse sur l’affectation. L’absence de couverture des spécialités étant compensée par un regroupement des élèves => colère des parents et fermeture de postes d’enseignants (ceux des matières de spécialité) en lycée dès la rentrée 2022.

Lire la suite

De nombreuses associations ont interrogé la DASEN en reco AR sur l’IPS dans le nouvel AFFELNET. Elle n’a jamais répondu.

La réforme Affelnet, mise en place par le Rectorat pose problème à de nombreux parents fins connaisseurs du système, et ce dans tous les districts parisiens.

Pour apporter un nouvel éclairage sur cette réforme, de nombreuses associations ont envoyé de 24/02/2021 une vingtaine de questions à Mme Claire Mazeron, DASEN (et M. Kererro, Recteur, en copie). Ces questions interrogent sur les fondements techniques et la justification juridique de l’indice IPS ainsi que sur le mode de détermination des lycées de secteur 1 dans la nouvelle mouture AFFELNET.

Ce texte a été cosigné par

  • plusieurs administrateurs de la FCPE Paris très au fait d’Affelnet, (qui tous démissionnèrent quelques mois plus tard de leur fonction) ;
  • plusieurs présidents d’Unions Locales FCPE ;
  • plusieurs Conseils Locaux FCPE.

Tous ces gens avaient espoir que ces questions permettent à la DASEN Mme MAZERON ainsi qu’aux associations de Parents d’Elèves (et à leur présidences académiques ?) qui défendent et promeuvent cette réforme de conclure à son nécessaire gel – tant elle nous semble bâclée :

  • IPS non assis juridiquement et non représentatif,
  • Suppression du choix pour les parents remplacé par une contrainte rendant toute demande aléatoire,
  • Objectif d’accroissement de la mixité sociale complètement manqué.

Las, ce courrier ne reçu aucune réponse.

Ci dessous le texte de cette interpellation :

Lire la suite

Tableau des EIE Paris 2021-2022

Comme nous l’expliquons dans l’article Que sont les EIE (enseignement inter-établissement) ?, les EIE sont une trouvaille du ministère de l’Education Nationale pour afficher plus de possibilités qu’il n’en offre réellement en terme de spécialités accessibles dans un lycée, en profitant du fait que dans tous les établissements les classes de spécialités n’ont pas toutes 30 élèves ou plus.

En contrepartie, les places en EIE ne sont pas garanties.

Vous pouvez consulter ici la carte des EIE à Paris pour 2021-2022 :

Source : https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_2381793/carte-des-eie-2021-2022?details=true

Pour ajuster offre et demande : simplement, créer des lycées

A Paris, à Toulouse, en Guyane, et dans presque toutes les académies, la création d’un ou deux lycées apparait comme la seule solution pérenne à beaucoup de problèmes :

  • Mettre fin ou réduire les non-affectés structurels en fabriquant enfin cette marge de gestion absolument nécessaire [voir Note 1];
  • Réduire les non-affectés algorithmiques en proposant plus de choix [voir Note 2] ;
  • Réduire le besoin de recourir aux EIE [voir Note 3] ;
  • Permettre de mieux gérer l’offre de spécialités ;
  • Eviter d’amener le Rectorat à tasser les élèves à 37 par classe.
Lire la suite