Il faut fixer une règle nationale pour limiter nombre et valeur des bonus par rapport aux notes

Selon les académies, les bonus géographiques vont de 9000 à 32640 points. Cela relègue l’importance des notes à quelques pourcents, et introduit une fois de plus une rupture d’égalité majeure entre les élèves : pour certains l’affectation se fera au mérite, pour d’autres simplement en fonction de leur lieu d’habitation, ou pire de l’aisance sociale supposée des parents des autres élèves du collège.

Si le barème national pour les notes et le socle réunis est homogène, aucune règle ne semble limiter les bonus; que ce soit leur nombre ou leur valeur (lire L’invraisemblable nombre de bonus Affelnet en France, tellement inégalitaire). Il est absolument nécessaire de s’interroger sur ce fait et de le solutionner : les DASEN doivent être tenus de respecter un schéma commun sur les bonus.

Dans certaines académies comme Paris, pour entrer dans certains lycées, les notes ne servent plus à rien : elles sont noyées par les bonus.

Les chiffres ci-dessous sont extraits des différentes circulaires (vous les retrouverez sur la page Les circulaires Affelnet) :

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Repenser globalement les bonus

Au travers de la France, chaque Académie a ses propres règles du jeu. Ces différences s’illustrent dans les barèmes, mais surtout dans les bonus (voir L’invraisemblable nombre de bonus Affelnet en France, tellement inégalitaire).

Rappelons aussi que les bonus ont pour but d’être des mesures correctrices d’inégalités et de facteurs d’inclusion forts, et non des instruments pour forcer l’ordre d’affectation selon des stratégies économiques comme cela a été le cas sur Paris 2020-2021 [voir Note 1].

Il est nécessaire d’homogénéiser l’offre des bonus et surtout de leur donner une réalité et une lecture efficace.

Il faut améliorer la dimension sociale et humaine d’Affelnet. Au moment où tous nos modèles sociaux sont chamboulés pour y recentrer la personne, il faut instaurer un vrai bonus social progressif et non plafonné, repenser tous les bonus, prendre en compte plus de types de handicaps.

Une école juste ne peut pas exister en supposant l’égalité des chances initiales. Il est nécessaire d’y combiner mérites et mesures correctrices pour réduire l’impact des inégalités sociales et des discriminations indirectes et systémiques [voir Note 2].

Il faut donc commencer par instaurer/modifier quelques bonus incontestables qui réduisent efficacement contre ces points :

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Remplacer le bonus boursier par un bonus social progressif et non plafonné

Nous avons démontré combien est inepte le taux de plafonnement des bonus (et pas que boursier), et montré que le bonus boursier dans sa forme actuelle est fort injuste, basculant à un euro près !

Il faut le remplacer par une fonction qui favorise les bas niveaux, sur le principe des tarifs cantine. Il est nécessaire aussi que ce bonus social soit certain, c’est-à-dire que l’on soit certain de l’avoir si l’on est boursier, c’est à dire qu’il soit non plafonné ! Cela fera disparaitre le besoin de taux-cibles, de plafonds, et de tours différentiés boursiers et non boursiers !

On se remémorera que l’ancien bonus REP qui existait à Paris de 2017 à 2020, avait toutes ces caractéristiques. Il faut donc que le bonus social progressif soit d’une valeur raisonnable pour aider sans rendre absolument prioritaires tous les élèves qui en bénéficient.

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Affelnet : Ouvrir un mécanisme de compensation pour les enfants TDA, DYS ou porteurs d’un PAP

Les élèves porteurs d’un PAP (plan d’accompagnement personnalisé) ne bénéficient pas de mécanismes de compensation dans Affelnet. Pour eux, la procédure Affelnet s’applique comme pour tous les autres. Pourtant, la mise en place d’un PAP montre bien que leurs troubles sont déjà reconnus.

Nous demandons à ce que les enfants pour lesquels un PAP est mis en place, que ceux diagnostiqués TDA et TDAH (ou d’autres handicaps) puissent bénéficier d’un régime de compensation dans l’algorithme (pour mémoire, on ne donne pas des amphétamines à un enfant par plaisir).

Déjà, Affelnet comporte une reconnaissance et une compensation des difficultés sociales, comme par exemple pour les élèves boursiers, qui n’ont pas la chance de mener des études sereinement. Pourquoi laisser les enfants porteurs d’un PAP sans reconnaissance.

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