Affelnet : A Paris, l’affectation, c’est aujourd’hui, à la mi septembre, qu’elle se décide !

A Paris (et peut-être dans d’autres académies qui mettront en place cette année un bonus IPS), l’affectation en lycée se décide… en ce moment même.

Comment ? Rassurez-vous, le rectorat de Paris ne possède pas une A.I. capable de prévoir les notes des élèves.

Non, c’est vous qui êtes en train d’alimenter les données du Rectorat en retournant les fiches de renseignement que vous a confié votre établissement. Jusque là rien que de très normal.

Cependant, en effectuant ce geste banal et nécessaire, vous remplissez ou validez une donnée cruciale pour l’affectation : vos données « IPS » [voir Note 1]. Dans quel cadre ?

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Repenser l’affectation à Paris, pour qu’elle soit plus juste

La réforme d’Affelnet Parsi 2020-2021 (et dans une moindre mesure en France entière), c’est :

  • Ne tenir compte de l’effort scolaire que pour 6,4% pourcents [voir Note 1] ;
  • Tenir compte de la « position sociale » des voisins mais pas de celle de la famille [voir Note 2] ;
  • Limiter le choix à une liste de 5 lycées, les autres étant tellement hypothétiques [voir Note 3].

La mixité sociale doit être renforcée, mais la valeur cardinale, celle que l’on enseigne à nos enfants, doit rester le mérite scolaire.

A Paris comme ailleurs, pour restaurer un peu de justice, il faut introduire de nouveaux points : créer un site web national, corriger les erreurs de calcul, ajuster l’offre et la demande en créant des lycées, contrôler les vœux pour améliorer les fiches de vœux, repenser le socle de compétences, repenser les bonus, gérer des recours…

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Affelnet n’est pas un champ d’expérimentation sociale : les enfants parisiens sont humains.

Dans un article de Libération du 22 février 2021 [voir Note 1], Julien Grenet déclare, à propos des interrogations sur l’arrivée du privé dans Affelnet :  «On saura grâce à ça comment les lycées privés sont équitables dans leur recrutement. Est-ce qu’il n’y a que 3 % d’élèves défavorisés dans le privé parce qu’ils ne candidatent pas ou parce qu’ils ne sont pas pris ? Cela permettra d’avoir une réponse».

Venant du « théoricien » d’Affelnet Paris, cette phrase est juste glaçante.

Pour rappel, depuis 2016 il n’est pas une année sans que la règle du jeu Affelnet ne change d’un seul coup au mois de mars ou d’avril, que ce soit par la modification des points accordés, l’adjonction de bonus, l’ajout de « collèges frontière », la mise en place de quotas, la pondération des matières, modifications de la version « enseignement professionnel ». Et pourtant, pas une année :

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Les « bons élèves » ne doivent pas servir de plan B pour cacher la diminution des Dotations Horaires dans les lycées.

Dans un article de france3-regions du 24 février 2021 [voir Note 1], Madame Claire MAZERON, récemment promue Directrice Académique des Service de l’Education Nationale (DASEN) déclare, parlant des problèmes de mixité scolaire : « Nous favorisons également la mixité scolaire. Avec cette réforme, des élèves de niveau intermédiaire pourront aller dans dans de bons lycées. Des têtes de classe pourront se retrouver dans des lycées intermédiaires. Nous souhaitons mieux répartir les élèves. Jusqu’à présent les bons collégiens allaient dans les bons lycées et les élèves fragiles dans des lycées moins bien classés. La réforme va enclencher une mécanique et cela va équilibrer les niveaux« .

Alors que le Rectorat fait croire aux parents que ce sont les notes de leur enfant qui compteront, ces propos dans la bouche de la DASEN démontrent que l’affectation devient basée sur le niveau social des parents des élèves !

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Comment et pourquoi le nouvel AFFELNET Paris est génial pour le rectorat, mais une HORREUR pour tous les parents.

Cet article a été écrit le , et remis à jour après le 1er juillet ,sur des points de détail. Il n’expose pas encore la vision stratégique du rectorat, ce que fera l’article Debunkage rapide de la réforme Affelnet 2020-2021.

Résumé : La mise en place de l’IPS dans le nouvel AFFELNET a lésé des milliers d’élèves parisiens. Ce nouveau système a abouti à la quasi-disparition du choix des lycées et permet au rectorat d’organiser en silence la diminution du nombre de spécialités présentes dans chaque lycée. En particulier, nous montrons comment le pseudo choix de 5 lycées se limite à 1 ou 2 en pratique (après, c’est juste totalement de la loterie) et comment l’indice IPS pèse sur l’affectation. L’absence de couverture des spécialités étant compensée par un regroupement des élèves => colère des parents et fermeture de postes d’enseignants (ceux des matières de spécialité) en lycée dès la rentrée 2022.

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