Au Conseil de Paris du 14/10/2021, M. BLOCHE indique trouver qu’#Affelnet Paris 2020-21 s’est bien passé…

Pour être plus précis, lors de cette séance du Conseil de Paris [voir Note 1], le Conseiller M. Patrick BLOCHE a déclaré « (ne faire) quasiment pas l’objet d’interpellation sur la mise en œuvre de cette réforme en cette rentrée, ce qu’il n’était pas le cas et même le contraire l’année dernière« .

S’il le faut, rappelons-lui les 900 recours reçus cette année par le rectorat [voir Note 2], qui sont bien loin de démontrer une situation serine et apaisée.

Nous vous invitons donc à transmettre à M. Bloche (patrick.bloche@paris.fr) le simple mail suivant :

Sujet : Affelnet à Paris en 2020-2021
Message : Monsieur Bloche, en contradiction avec vos déclarations au Conseil de Paris du 14/10/2021, je vous interpelle sur la réforme Affelnet Paris 2020-2021 pour vous exprimer mon dépit et mon insatisfaction relativement au traitement inique apporté à tant d’enfants.

Vous pouvez aussi utiliser twitter en twittant :

@pbloche : Monsieur Bloche, en contradiction avec vos déclarations au Conseil de Paris du 14/10/2021, je vous interpelle sur la réforme #Affelnet Paris 2020-2021 pour vous exprimer mon dépit et mon insatisfaction relativement au traitement inique apporté à tant d’enfants.


[Note 1] : Voir 2021/10/14 – Pour des raisons dogmatiques, le Conseil de Paris refuse d’interpeler le ministre sur #Affelnet

[Note 2] : Mme Claire MAZERON, Dasen de Paris chargée des lycées et de la liaison avec l’enseignement supérieur, déclare le 14 septembre 2021 à AEF info avoir enregistré environ 900 recours (https://www.aefinfo.fr/depeche/658452-paris-le-nouvel-affelnet-a-permis-de-reduire-la-segregation-scolaire-claire-mazeron-dasen, sur abonnement).

Le Conseil de Paris refuse d’interpeler le ministre pour plus de transparence sur #Affelnet : pourquoi c’est grave

Le 14/10/2021, le Conseil de Paris a été saisi d’un vœu relatif à Affelnet [voir Note 1] déposé par Mme MONTANDON. Ce vœu est basé sur une analyse de la réforme Affelnet 2020-2021 à Paris et sur les vœux du même Conseil de Paris du 09/03/2021.

Il demande à la Maire de Paris d’engager deux actions auprès du Ministre de l’Education pour plus de transparence sur Affelnet :

  • De saisir le Ministère de l’Éducation afin d’obtenir la garantie d’une transparence totale sur le fonctionnement d’Affelnet, rendue possible au moyen d’un site web national d’information, de simulation et de saisie des vœux ;
  • De demander au Rectorat la publication en open-data de l’ensemble des résultats (anonymisés) des années précédentes.

L’exécutif, par la bouche du Conseiller de Paris Patrick BLOCHE a donné un avis défavorable à ce vœu demandant plus de transparence, qui a donc été rejeté.

M. BLOCHE indique refuser ces deux demandes. Pour lui, elles seraient basées sur une mise en avant de la méritocratie, qu’il oppose à la mixité sociale. Or, le vœu proposé au vote n’est pas une demande de réforme d’Affelnet, mais juste d’une demande de transparence, d’accès aux données.

« …votre vœu est basé sur un critère qui n’est pas celui auquel nous pensons spontanément à la gauche de cet hémicycle quand nous évoquons la réforme Affelnet, puisque vous évoquez le critère de méritocratie qui selon vous serait insuffisamment pris en compte dans cette réforme Affelnet. La méritocratie pour nous n’est pas un critère de politique éducative, ce qui caractérise la politique éducative de cette majorité municipale, c’est la mixité sociale pour la réussite de tous les élèves et c’est la raison pour laquelle évidemment je ne peux donner qu’un avis défavorable« . (Patrick BLOCHE, le 14/10/2021)

Cette réponse est si dogmatique que l’on peut légitimement s’interroger sur une possible collusion – au moins intellectuelle – avec l’académie de Paris.

Nous souhaitons donc répondre à M. BLOCHE :

  1. Ignorer la détresse de centaines de parents pour des motifs politiques après avoir affecté leurs enfants sans tenir compte de leurs notes [voir Note 2], c’est juste inéquitable, injuste, partial. Indigne.
  2. Si la mixité sociale est un but à atteindre, c’est aussi une gageure : rien dans la mise en avant de la mixité sociale ne garantira d’obtenir un système éducatif plus performant. D’autant plus que dans tous les cas, mixité n’est pas égalité de traitement.
  3. Toute la vie scolaire des élèves est basée sur les notes… alors, comment dire que l’on ne veut pas tenir compte du mérite ? C’est mentir aux enfants, refuser de leur faire anticiper ParcourSup.

Par ailleurs, M. BLOCHE déclare « (ne faire) quasiment pas l’objet d’interpellation sur la mise en œuvre de cette réforme en cette rentrée, ce qu’il n’était pas le cas et même le contraire l’année dernière ». S’il le faut, rappelons-lui les 900 recours reçus cette année par le rectorat [voir Note 3], qui sont bien loin de démontrer une situation serine et apaisée.


[Note 1] : Voir 2021/10/14 – Pour des raisons dogmatiques, le Conseil de Paris refuse d’interpeler le ministre sur #Affelnet

[Note 2] : dans de nombreux cas, les notes ne suffisaient pas : le nombre de points de l’élève ne lui permettait pas d’atteindre les seuils des lycées qu’il convoitait. Ces lycées se retrouvaient donc exclusivement réservés à des élèves ayant des bonus pour compléter leurs notes. Environ 4000 élèves se sont confrontés à des choix impossibles. Lire Démonstration des promesses non tenues sur les cartes de secteur.

[Note 3] : Mme Claire MAZERON, Dasen de Paris chargée des lycées et de la liaison avec l’enseignement supérieur, déclare le 14 septembre 2021 à AEF info avoir enregistré environ 900 recours (https://www.aefinfo.fr/depeche/658452-paris-le-nouvel-affelnet-a-permis-de-reduire-la-segregation-scolaire-claire-mazeron-dasen, sur abonnement).

2021/10/14 – Pour des raisons dogmatiques, le Conseil de Paris refuse d’interpeler le ministre sur #Affelnet

Le 14/10/2021, lors du Conseil de Paris, la Conseillère Valérie Montandon, a émis un vœu qui correspond exactement à deux de nos demandes :

  • Saisir le Ministère de l’Éducation afin d’obtenir la garantie d’une transparence totale sur le fonctionnement d’Affelnet, qui sera rendue possible au moyen d’un site web national d’information, de simulation et de saisie des vœux ;
  • Demander au Rectorat la publication en open-data de l’ensemble des résultats (anonymisés) des années précédentes.

Contre toute attente, reniant sa parole du 09/03/2021, l’exécutif s’est positionné contre ce vœu.

Vous trouverez ci dessous :

  • La vidéo de l’interpellation et de la réponse de M. Patrick Bloche ;
  • Le verbatim de cet échange
  • Le texte du vœu :
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#Affelnet : Affecter nos enfants au lycée via un algorithme, c’est agir avec eux comme les GAFAM

La vie de nos enfants est de plus en plus réglée par des algorithmes. Est-ce une raison pour que l’Etat lors de leur affectation se permette d’agir à l’instar d’Instagram, TikTok ou Facebook, et mette en place un algorithme mal documenté, non maîtrisé et aux finalités masquées ?

Plus un seul discours de responsable du système éducatif français qui ne parle de mixité scolaire et sociale. Dans la réalité, pourtant, le constat est tout autre. Aujourd’hui, le système national Affelnet – qui affecte les élèves en 2nde – évolue à bas bruit vers un mode de gestion de plus en plus basé sur des bonus, de moins en moins sur les notes qui restent pourtant la référence cardinale, et jamais sur la personne qu’est l’élève.

Le cadre du système est socialement inégalitaire

L’affectation au lycée est pour les élèves une des premières étapes qui conditionne leur vie. C’est aussi un moment où il semble possible – si le contexte de l’académie s’y prête, par exemple en offrant localement un choix de plusieurs lycées – d’introduire une forme de mixité, sociale ou scolaire. Or, dans ces académies, on constate d’année en année une baisse significative du taux de satisfaction des parents.

Mais si gérer simultanément ces deux formes de mixité peut de prime abord sembler un but à atteindre, c’est en fait une gageure : rien dans la réunion de ces deux objectifs ne garantira d’obtenir un système éducatif plus performant. D’autant plus que dans tous les cas, mixité n’est pas égalité de traitement.

La mixité n’est pas un principe auto-suffisant, elle doit être accompagnée d’une véritable politique d’égalité. Or, dans le cadre de l’affectation au lycée, il est aisé de démontrer que le système est inégalitaire, et surtout trompeur. Ainsi, quel intérêt à faire rentrer 10 classes de 2nde dans un établissement prestigieux si c’est pour n’y trouver que 7 classes de 1ère ?

Le système est biaisé (calculs, bonus)

L’algorithme Affelnet est un système perclus de défauts, de « bugs », d’erreurs de principes qui ont pour conséquence une grande froideur opérationnelle.

  • Les bonus sont à normaliser : pas deux académies où ils soient les mêmes, où ils aient les mêmes valeurs. Ainsi, les bonus géographiques varient entre 9000 et 32000 points selon les académies, quand  la différence entre le meilleur élève et un autre à peine admis à passer en 2nde n’est réellement que de 2100 points, au maximum.
  • Les bonus n’ont donc plus que marginalement leur rôle impulseur : en devenant tellement prédominants, ils ségréguent, échelonnent les élèves en groupes plus ou moins prioritaires. Les bonus sont aussi plafonnés parfois, ce qui a pour effet d’en priver ceux qui en ont le plus besoin.
  • L’algorithmique est faussée, émaillée de nombreuses erreurs : les plages de notes sont en nombre trop faible, la fonction dite d’harmonisation n’harmonise rien, les résultats obtenus ne sont pas ceux attendus, en particulier en défavorisant les élèves qui progressent ;

Le système ne tient pas compte de l’humain

Au-delà de l’algorithme, le système Affelnet ne doit pas être pensé comme un logiciel de gestion de stock de GAFAM. Sa finalité ne doit pas être de tasser dans une classe, parfois 24, mais bien plus souvent 37 élèves. En revanche, il doit tenir compte de l’être de l’adolescent, de sa personnalité, de ses attentes, de ses demandes mais aussi de ses besoins. Affelnet doit mettre en place une stratégie pour les enfants TDA ou pour les autres handicaps n’ouvrant pas voie à une affectation prioritaire.

Affelnet est basé sur des « vœux ». Mais pour émettre des vœux pour un lycée, encore faut-il vouloir, souhaiter y aller. Comment faire, quand il n’y a aucun site à jour, complet, qui présente les établissements, leurs spécialités, leurs classes de 1ère ? Comment faire quand perdurent les ruptures d’égalité, quand entre deux départements les droits et les nombres de « vœux » possibles diffèrent ?

Enfin, les élèves qui ont eu la malchance statistique d’être non-affectés – car l’affectation est avant tout une question d’offre et de demande bien plus que de notes – voient leur affectation repoussée jusqu’en septembre ou octobre. Leurs recours n’aboutissent majoritairement qu’à des courriers standardisés signifiant un refus ou un manque de place.

Affelnet n’est pas un terrain d’expérimentation : au bout, il y a des personnes en devenir.

Après avoir analysé la quasi-totalité des versions académiques d’Affelnet, nous n’avons jamais trouvé ce simple élément de bon sens : chercher à affecter les élèves en fonction de ce qu’ils sont, en tenant compte de leur orientation scolaire et de leurs préférences. Au contraire, nous avons constaté, à Paris, qu’ils étaient affectés en fonction de facteurs inappropriés tels que le salaire moyen dans leur collège, ce qui est loin de refléter la situation particulière de l’élève.

L’argument de la mixité amène les recteurs ou DASEN à faire de l’affectation un terrain d’expérimentation, ajustant dans leur académie tel paramètre ou telle variable dans le but de masquer le manque de moyens investis dans l’éducation. Leur objectif est alors bien plus économique que scolaire ou social, visant à terme la normalisation des parcours, la diminution des groupes de spécialités, et ainsi la réduction du nombre d’enseignants.

Ainsi les responsables du système éducatif français, sans tenir compte de nos dégringolades sur l’échelle PISA, s’obstinent de plus en plus à tenter de nouveaux paramétrages, de nouvelles exceptions, sans faire l’analyse simple que si le système dysfonctionne, ce n’est pas du fait d’un sous-facteur mal ajusté, mais bien d’une impéritie générale du système.

Ce qu’il faut faire.

La France est de ces grands pays développés où le poids de l’origine sociale impacte le plus sur les performances et les trajectoires scolaires, jusqu’à en être quasiment déterministe, bien loin du système finlandais par exemple. Les élèves aux résultats insuffisants y sont le plus regroupés, et l’écart de réussite selon l’origine sociale y est prégnant.

L’affectation en seconde est un moment charnière de la vie de l’élève. Il faut réformer cette procédure et la corréler concrètement à l’orientation, pour que cette transition débouche sur la scolarité choisie que promettent les discours ministériels.

Tout d’abord, le Ministère doit retravailler urgemment l’algorithme Affelnet et son usage, notamment les points suivants :

  • Corriger l’algorithme de ses erreurs de calcul, qui accroissent les injustices ;
  • Rendre le système transparent via un site web national d’information, de simulation et de saisie des vœux, et mettre en open-data l’ensemble des résultats (anonymisés) des années précédentes, académie par académie ;
  • Réformer les bonus, supprimer leur plafonnement et réglementer leur amplitude ;
  • Affecter l’élève selon qui il est, les langues qu’il étudie, ses rythmes, ses forces comme ses handicaps.

Ensuite, il faut instaurer la mixité scolaire et sociale en mettant en place la règle des trois tiers, qui consiste à réserver des places à proportion dans chaque établissement :

  • Très bons élèves : 1/3 des places ;
  • Bons élèves : 1/3 des places ;
  • Elèves à soutenir : 1/3 des places.

Toutefois, nous le savons bien, le moyen le plus efficace pour désengorger l’affectation et la rendre réellement juste est de bâtir de nouveaux lycées et de leur allouer plus de moyens, à la hauteur de nos ambitions pour notre jeunesse.

#Affelnet : Pourquoi faut-il réformer ce système ?

Nous sommes en 2021, en France. Affelnet a été créé en 2008, et traite chaque année 800.000 enfants [voir Note 1].

Et pourtant, nous n’avons TOUJOURS pas un système d’affectation digne de ce nom.

Aujourd’hui :

  • On parle d’Affelnet. Mais saviez-vous qu’il y a 35 Affelnet, un par académie, avec des règles différentes, des dates différentes, des bonus différents ? Et que toutes ces règles changent d’année en année [voir Note 2] ?
  • Affelnet calcule mal : dans 60% des cas, les points Affelnet d’un élève sont inférieurs à ce que vous pouvez penser, et Affelnet défavorise les élèves qui progressent (un élève avec 9,11 et 13 aura moins de points qu’un élève qui a 11,11 et 11) [voir Note 3]
  • Affelnet n’accorde pas la même valeur aux notes partout : certes les notes sont basées sur 9600 points (quasiment) partout, mais selon les académies on ajoute des bonus géographiques qui vont de 9000 à 32640 points ! Selon les académies, la part des notes va de 23,3% à seulement 6,4% du total Affelnet [voir Note 4].
  • Affelnet gère ses bonus n’importe comment : nous avons 32 types de bonus en France, la plupart ayant cours dans 4 ou 5 académies seulement [voir Note 5].
  • Affelnet plafonne certains bonus sociaux en définissant le nombre de bénéficiaires selon les notes : les élèves les plus faibles scolairement peuvent se voir priver de bonus boursier [voir Note 6].
  • Affelnet fragilise cruellement les plus faibles scolairement. Du fait des seuils d’entrée (lycée attractif <=> seuil d’entrée élevé) les élèves les plus faibles ont un choix réel plus limité [voir Note 7].
  • Affelnet ne connait pas les enfants avec un PAP ou des TDA… Nous demandons à ce qu’ils puissent bénéficier d’un « bonus » de compensation dans l’algorithme (pour mémoire, on ne donne pas des amphétamines à un enfant par plaisir) [voir Note 8].
  • Affelnet n’offre pas les mêmes chances à tous, contrairement à ce que prévoit le Code Pénal [voir Note 9a] : dans certaines académies, on a 15 vœux, dans d’autres 10, et à Paris 5 (les autres lycées sont quasiment inatteignables, sauf les lycées peu attractifs) [voir Note 9b].
  • Affelnet ne respecte pas l’égalité entre français : un élève qui emménage dans une académie a moins de choix, et parfois des malus de points, ce qui le fait passer après les autres comme à Amiens et Grenoble (exemples), où l’élève emménageant voit ses points divisés par 10 [voir Note 10].
  • Affelnet induit les parents en erreur en utilisant une fonction d’harmonisation qui n’harmonise rien. Pire, chaque académie explique différemment sa fonction, mais jamais de la bonne manière [voir Note 11].
  • Affelnet est différent dans chaque académie. Dans ses barèmes, dans ses bonus, dans sa manière de donner accès à la documentation et aux circulaires [voir Note 12].
  • Affelnet prodigue des conseils sur les procédures de recours qui ne répondent pas aux exigences du droit, et ne communique pas assez rapidement aux parents les documents permettant d’argumenter leur recours (cette année à Paris certaines demandes de fiches barème n’ont été traitées qu’en septembre) [voir Note 13].
  • Affelnet est mathématiquement inadapté, utilisant un algorithme loin de donner le meilleur résultat possible [voir Note 14].
  • Affelnet ne permet pas aux parents d’avoir accès au socle de compétences pour faire leurs vœux, alors que cette fonctionnalité est prévue par l’Arrêté du 24-10-2017 – J.O. du 3-11-2017 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « Livret scolaire unique numérique » [voir Note 15].
  • Affelnet génère toujours des non-affectés (voir cette année à Paris, Versailles, Toulouse, Guyane, etc.). Et tous les ans des élèves n’ont leur affectation qu’en septembre, après avoir passé deux mois de vacances la boule au ventre [voir Note 16a]. Et en plus, la fonction d’harmonisation (qui m’harmoniste toujours rien) défavorise les plus faibles [voir Note 16b].

Plus particulièrement à Paris pour les élèves de 2020-2021 :

  • Affelnet a introduit l’année dernière à Paris un nouveau Bonus : le bonus IPS. C’est un bonus basé sur un indice inadapté, donnant des nombres de points différents aux hommes et aux femmes, collecté et ressaisi sans contrôle. C’est un bonus qui se veut social mais qui est attribué à tout un collège, de la même manière pour les élèves CSP++ et CSP– [voir Note 17].
  • Affelnet a créé l’année dernière à Paris une carte de 5 lycées par collège qui sont les seuls à être garantis comme atteignables (pour être exact, dans chaque lot de 5 il y en a toujours un très peu attractif). Mais cette carte était truffée de combinaisons impossibles. Certains collèges n’avaient que en réalité que 3 choix [voir Note 18].
  • Affelnet a fait l’année dernière à Paris une réforme censée être basée sur des facteurs de « proximité géographique, de mixité scolaire et de fin des lycées de niveau » [voir Note 19a]. Nous démontons qu’au contraire sa finalité est économique, elle permet de baisser les dédoublements, et prépare la réduction des effectifs enseignants en lycée en imposant des spécialités regroupées selon des pôles de lycées [voir Note 19b].
  • Affelnet a regroupé les lycées par pôles, mais clairement cela ne permet pas d’offrir toutes les spécialités à tous les élèves. Pour combler ce manque sans faire d’investissement, le Rectorat a présenté et mis en avant les EIE, sachant très bien que ce dispositif ne garantit pas que les élèves pourront obtenir l’EIE demandé : les élèves du lycée avec l’EIE sont prioritaires, et seules les places vacantes sont proposées aux autres élèves [voir Note 20].

Que faut-il faire, alors ?

Ceci étant dit, avant que cela n’arrive, nous proposons de corriger et d’améliorer ce système. Dans tous les cas il faut revoir Affelnet :

  • en corrigeant l’algorithme de ses erreurs – qui accroissent ses injustices ;
  • en rendant le système transparent ;
  • en le réformant, l’améliorant socialement.
  • en affectant selon l’être qu’est l’élève.

Nos propositions concrètes

Un certain nombre d’actions sont à mener URGEMENT :

Nous avons bien conscience que la mise en œuvre de deux mesures permettrait une énorme avancée :


[Note 1] : 810 487 élèves en classe de 3ème. Source : Repères et références statistiques 2020, DEPP, page 81, téléchargeable ici : https://affelnet.files.wordpress.com/2021/08/depp-reperes-et-references-statistiques-2021-ouvrage-complet-92540.pdf

[Note 2] : Lire sur Affelnet.fr : Les circulaires Affelnet

[Note 3] : Lire sur Affelnet.fr : Non-dit d’Affelnet#2 : Les points Affelnet ne représentent pas la moyenne des notes.

[Note 4] : Lire sur Affelnet.fr : Il faut fixer une règle nationale pour limiter nombre et valeur des bonus par rapport aux notes

[Note 5] : Lire sur Affelnet.fr : L’invraisemblable nombre de bonus Affelnet en France, tellement inégalitaire

[Note 6] : Lire sur Affelnet.fr : Sur l’injustice du plafonnement des bonus (et pas que boursier)

[Note 7] : Lire sur Affelnet.fr : Affelnet fragilise redoutablement les plus faibles… et … or les plus faibles ont déjà moins de choix.

[Note 8] : Lire sur Affelnet.fr : Affelnet : Ouvrir un mécanisme de compensation pour les enfants TDA ou porteurs d’un PAP

[Note 9a] : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033461473/

[Note 9b] : Lire sur Affelnet.fr : Une rupture d’égalité dans le nombre de vœux possibles ?

[Note 10] : Lire sur Affelnet.fr : Le processus complet d’affectation – les calculs, § « Les coefficients multiplicateurs des évaluations selon le groupe d’origine scolaire (chaque académie a son propre mode) »

[Note 11] : Lire sur Affelnet.fr : Contre-vérité d’Affelnet #3 : découvrons le véritable sens de la fonction d’harmonisation.

[Note 12] : Lire sur Affelnet.fr : Les circulaires Affelnet

[Note 13] : Lire sur Affelnet.fr : Pas content : comment faire un recours

[Note 14] : Lire sur Affelnet.fr : Il faut revoir le modèle algorithmique…

[Note 15] : https://www.education.gouv.fr/bo/17/Hebdo39/MENE1718570A.htm?cid_bo=122165

[Note 16a] : Lire sur Affelnet.fr : Il faut gérer efficacement les non affectés

[Note 16b] : Lire sur Affelnet.fr : Le saviez-vous ? La fonction d’harmonisation a un impact direct sur les non-affectés, et a favorisé les collèges avec IPS 600 ou 1200 à Paris 2020-2021.

[Note 17] : Lire sur Affelnet.fr : L’IPS pose nombreux problèmes juridiques à l’expert que je ne suis pas.

[Note 18] : Lire sur Affelnet.fr : Démonstration des promesses non tenues sur les cartes de secteur.

[Note 19a] : Lire sur Affelnet.fr : 2021/03/03 – Le Monde – Mixité sociale : petite révolution à Paris dans l’affectation en lycée

[Note 19b] : Lire sur Affelnet.fr : Debunkage rapide de la réforme Affelnet Paris 2020-2021

[Note 20] : Lire sur Affelnet.fr : Affelnet : Que sont les EIE (enseignement inter-établissement) ?

2021/09/22 – On parle de nous dans la presse !

Grande fierté ce soir : Le Figaro parle de notre site et nous donne la parole dans ses pages Etudiant. Un grand merci pour cette interview !

Un parent d’élève crée un site pour souligner les failles d’Affelnet
Par Sophie de Tarlé • Publié le 22/09/2021 à 16:01 • Mis à jour le 22/09/2021 à 17:00

Hervé Rindzunski a décortiqué le système Affelnet mis en place nationalement pour affecter les collégiens au lycée, en créant un site rempli d’informations.

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Affelnet : Le guide complet Affelnet 2nde pour les parents

Nous avons choisi de vous présenter Affelnet 2nde sous forme d’un calendrier, pour vous permettre de vous y retrouver rapidement !

Vous trouverez ici tout ce qu’il faut savoir, tout ce qui se passe, classé mois par mois (si vous souhaitez le calendrier précis, c’est ici).

Affelnet (Affectation des élèves par le net), est une procédure informatisée d’affectation, déployée sur les académies depuis 2008.

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Affelnet : A Paris, l’affectation, c’est aujourd’hui, à la mi septembre, qu’elle se décide !

A Paris (et peut-être dans d’autres académies qui mettront en place cette année un bonus IPS), l’affectation en lycée se décide… en ce moment même.

Comment ? Rassurez-vous, le rectorat de Paris ne possède pas une A.I. capable de prévoir les notes des élèves.

Non, c’est vous qui êtes en train d’alimenter les données du Rectorat en retournant les fiches de renseignement que vous a confié votre établissement. Jusque là rien que de très normal.

Cependant, en effectuant ce geste banal et nécessaire, vous remplissez ou validez une donnée cruciale pour l’affectation : vos données « IPS » [voir Note 1]. Dans quel cadre ?

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Les pages « importantes » de ce site

Parmi les pages de ce site se trouvent quelques une qui permettent une compréhension rapide d’Affelnet :

Les pages sur les problèmes juridiques que les responsables d’Affelnet devraient résoudre :

Les pages sur le contexte et le fonctionnement d’Affelnet :

Pour savoir comment fonctionne Affelnet

Les pages sur le contexte de la réforme Affelnet Paris 2020-2021

Pour comprendre combien a été importante la mobilisation contre cette réforme Paris 2020-2021

Pour la documentation de base :