Affelnet : les non-affectés structurels, une transgression de toutes les règles administratives, et une négation du respect dû aux élèves.

En 2 mots, les non affectés structurels correspondent aux élèves pour lesquels les Rectorats oublient de prévoir des places. Par exemple quand il y a 15000 élèves à affecter pour 14700 places.

Une question simple se pose alors pour eux. L’ouverture de la saisie des fiches de vœux intervient début mai. Dès cette date il est possible de savoir combien de dossiers ont été émis par les principaux de collège. La phase de saisie est forclose un peu plus tard, puisque l’ultime étape est la saisie simplifiée pour les établissements hors académie (accès réservé uniquement pour les élèves emménageant dans l’académie et les candidats à certaines formations spécifiques ou inter-académiques). Cette année 2020-2021 elle a été prolongée jusqu’au jeudi 11 juin 18h00.

Le comptage des dossiers déposés constitue ce que nous appellerons plus loin dans ce chapitre la « Demande ». Et le nombre de places disponibles en lecture des DHG (voire en les tordant un peu pour augmenter le nombre moyen d’élèves par division) constitue l’ « Offre » (hé oui, Affelnet gère l’offre et la demande…)

Au soir du délai de saisie des vœux Affelnet, le nombre de non-affectés structurels doit déjà être connu : il suffit d’une simple soustraction « Offre » – « Demande ».

Nous sommes donc face à un système transgressif qui plonge des centaines d’enfants dans une dynamique d’échec : avant d’affecter les élèves il n’est même pas vérifié qu’il y aura suffisamment de places pour eux. C’est ainsi que sont créés des non-affectés structurels. Bien entendu, il est aisé de constater que les non-affectés structurels se trouvent parmi les populations les plus fragiles [voir Note 1], et pour eux la rentrée scolaire effective n’arrivera qu’entre le 15 septembre et le 15 octobre.

Il est inconcevable qu’en constatant des non-affectés structurels, c’est-à-dire plus de dossiers déposés que de places disponibles, que :
● Le rectorat ne demande pas immédiatement et n’obtienne pas du ministère un complément de DHG exprimé en Heures Postes (HP) pérennes ;
● Le rectorat ne procède pas en urgence à l’ouverture de classes supplémentaires sur la base de complément de DHG (des ouvertures de classe sur une DHG constante ne sert qu’à déshabiller Pierre pour habiller Paul) ;
● Le rectorat ne prévienne pas immédiatement les associations de parents d’élèves.


[Note 1] Les non-affectations sont traités dans un ordre qui laisse les élèves scolairement ou socialement faibles en dernier : d’abord les cas « médicaux », puis ceux en erreur patente (très bonne moyenne), puis les cas défendus bec et ongles par les parents, etc.

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